Dans un contexte marqué par des tensions politiques et des attentes sociales croissantes, Me Fréchet Kiminu Ndedoso, dresse un bilan critique de la gouvernance au Kongo Central, tout en réagissant aux récentes évolutions politiques, notamment le remaniement gouvernemental.
Interviewé jeudi 30 avril 2026 par la rédaction de Kimpese24.net, cet acteur politique et cadre de l’UNC/Songololo estime que la gouvernance provinciale reste marquée par un décalage entre les promesses et les réalisations concrètes. Dans plusieurs territoires, notamment à Songololo, les projets annoncés peinent à se matérialiser.
A l’Assemblée provinciale, la session législative en cours met en évidence une recomposition progressive des rapports de force politiques. La récente interpellation du Directeur général de la DGRKC avait laissé entrevoir un rééquilibrage de la majorité avec un vote serré de 17 voix contre 15.
Cependant, les nominations intervenues par la suite ont révélé la fragilité de cet équilibre, dans la mesure où ils n’ont reçu à débaucher qu’un seul député de l’autre camps, ce qui traduit l’échec des négociations politiques engagées en coulisses.
S’agissant du récent remaniement, Me Fréchet Kiminu, en sa qualité d’expert en médiation et gouvernance locale, l’a qualifié d’une occasion manquée conformant ainsi la position des sceptiques du gouverneur. Selon lui, aucun changement structurel ne s’en est dégagé. Il déplore également le déséquilibre géopolitique dans la composition du gouverneur provincial.
Abordant la situation de sa famille politique l’UNC, principal parti de la province en termes d’élus, il souligne la nécessité d’une unification des cadres. Selon lui, cela est indispensable pour consolider les acquis et renforcer l’influence du parti sur la gouvernance provinciale. il juge les récentes nominations de leurs enregistrées à la tête de la DGRKC, insignifiantes au regard de leur poids politique.
Concernant la vie politique locale, il salue la cohérence de l’honorable Gilbert Salabiaku, allias Gilphar. Me Kiminu a insisté sur la nécessité pour les élus de préserver leur constance politique et d’éviter les logiques opportunistes liées à la distribution des postes. Il met également en garde contre la pratique consistant à céder durablement son siège à un suppléant, une situation qui, bien que légale, peut fragiliser la légitimité démocratique.
Sur le plan social, il a dénoncé les conditions de travail dans certaines entreprises de sous-traitance, notamment Bags and Sacs ainsi que dans plusieurs cimenteries locales. Il a évoqué des situations de précarité persistante : manque de couverture sociale et violations des droits des travailleurs, appelant l’État provincial à renforcer son rôle de régulateur.
Enfin, concernant le secteur de l’énergie, il a critiqué la qualité du service fourni par la SNEL. Dans plusieurs quartiers, les délestages prolongés perturbent fortement la vie quotidienne et les activités économiques, illustrant selon lui une crise persistante de la fourniture électrique tout en appelant la population à payer de factures pour un retour à la normale.
Sauveur Kibangu/Kimpese24.net





