Kimpese : les professionnels des médias dénoncent les violences contre Roger Nsingulu et menacent de saisir la justice et d’observer des journées sans médias

L’Union des professionnels des médias du territoire de Songololo (UPROMES) dénonce les actes de brutalité et les traitements que leur confrère Roger Nsingulu, journaliste à la Radio Bangu de Kimpese, affirme avoir subis lors d’une opération de bouclage menée dans l’après-midi du samedi 19 septembre par la Police d’intervention rapide (Légion PIR), au quartier 4 Madiadia.

Dans un communiqué rendu public ce dimanche, l’UPROMES a condamné fermement les faits rapportés par le journaliste et dénonce les tensions auxquelles les professionnels des médias seraient régulièrement confrontés dans l’exercice de leur métier à Kimpese, notamment lorsqu’ils relaient les dénonciations de la population sur certains abus présumés de la police.

D’après le récit du journaliste, les faits se sont déroulés vers 14 heures à son domicile. Il affirme avoir appelé son frère à rentrer à la maison, craignant qu’il ne soit confondu avec les personnes interpellées pour consommation de chanvre.

Cette intervention aurait provoqué un malentendu avec un policier qui l’aurait accusé de vendre du chanvre.Roger Nsingulu affirme avoir précisé qu’il était journaliste et non vendeur de chanvre.

Poursuivant son récit, la situation aurait alors dégénéré après que les policiers ont appris sa profession. Il affirme ensuite avoir été tabassé et menotté, puis conduit avec les autres personnes interpellées à travers plusieurs endroits de la cité, avant d’être relâché vers 18 heures sans être auditionné ni condamné de payer une amende.

Face à ces faits, l’UPROMES a dénoncé fermement ces actes et affirme que les journalistes de Kimpese sont régulièrement exposés dans l’exercice de leur métier, notamment lorsqu’ils relaient les dénonciations de la population sur certaines bavures policières.

L’organisation donne ainsi 48 heures aux autorités compétentes pour faire la lumière sur cette affaire. Passé ce délai, elle annonce des actions de protestation de grande envergure, notamment des journées sans signal radio ni télévision ainsi que des sit-in.

À travers ce communiqué, l’UPROMES prend à témoin les autorités territoriales, les élus, la notabilité, la société civile, les organisations professionnelles des médias ainsi que l’ensemble de la population du Kongo Central face à cette situation.

Sauveur KIBANGU/Kimpese24.net