Kimpese-affaire reprise de la distribution des factures de la Snel : le président du cadre de concertation, M. Tona Tona et M. De Ntulu aux arrêts, la société civile exige leur libération dans les 24 heures

La société civile locale de Kimpese dénonce avec énergie l’arrestation, ce mercredi 12 août 2026, de deux de ses membres et exige à la société nationale d’électricité leur libération dans les 24 heures. Il s’agit de Tona Tona, président du Cadre de concertation, et de M. De Ntulu.

Selon des membres de la société civile proches du dossier, tout est parti de la démarche visant à déposer, auprès de la SNEL Kimpese, un mémorandum élaboré à l’issue des assises organisées le samedi 8 août 2026 au CRAFOD. Le document n’aurait toutefois pas été réceptionné par la société.

Après cette démarche, certains membres du groupe seraient partis se concerter au sujet d’un autre dossier considéré comme sensible dans la cité. Pendant ce temps, De Ntulu, qui avait été interpellé puis libéré mardi 11 août, ainsi que le président du Cadre de concertation, Tona Tona, se sont rendus au bureau de la police locale, où ils auraient été invités à se présenter pour une audition.

D’après les mêmes sources, c’est après leur départ qu’ils auraient appris l’arrestation de ces deux hommes, suivie de leur acheminement vers la maison d’arrêt de Kimpese, située au quartier 3, au niveau du camp de la Police, vers l’Institut Mananga.

Rappelons que ce document demande à a SNEL le respect des engagements pris lors de la réunion interministérielle tenue à Kimpese en janvier 2024, à laquelle avaient notamment pris part les ministres nationaux des Droits humains et de la Justice, ainsi que le vice-ministre de l’Intérieur.

Selon la société civile, il avait notamment été convenu que la SNEL procède à l’installation de compteurs calibrés avant toute reprise de la distribution des factures d’électricité.

Face à cette situation, la force vive locale appelle les autorités compétentes à intervenir pour garantir les droits de ses membres arrêtés et faire toute la lumière sur les circonstances de leur interpellation. Elle exige leur libération dans un délai de 24 heures.

Sauveur Kibangu/Kimpese24.net